Les ambroisies sont visibles, quels moyens de lutte ?

Informations filière

25 juin 2018

Très présente en Bourgogne-Franche-Comté, cette petite plante est à l'origine de fortes réactions allergiques selon l'ARS (agence régionale de santé) . L'agence met en place une journée d'information destinée aux collectivités locales et aux différents acteurs concernés sur le terrain ce 26 juin à Beaune à l'occasion de la journée internationale de l’ambroisie ce samedi 23 juin 2018. En Bourgogne-Franche-Comté, 5 départements sont d’ores et déjà couverts par un arrêté préfectoral de lutte contre sa prolifération: le Doubs, le Jura, la Haute-Saône, le Territoire de Belfort, la Saône-et Loire. Le Plan régional santé- environnement (PRSE3) 2017-2022 prévoit des arrêtés préfectoraux en Côte-d’Or, dans la Nièvre et dans l’Yonne, qui devraient être pris d’ici l’été.

Très envahissante, l’ambroisie est en "pleine progression dans notre région", constate l'ARS. " Elle colonise notamment tous les milieux et se propage essentiellement du fait des activités humaines : chantiers, déplacements de terre, de matériaux…
"Le nombre de personnes sensibles croît en fonction de l’importance de l’exposition. L’objectif de la lutte est donc de réduire l’exposition aux pollens par l’élimination de la plante".

Programme de la journée du 26 juin 2018 :

  • présentation de la surveillance de la dissémination de l’espèce, l’actualité réglementaire avec le renforcement de la lutte étendue à tout le territoire national,
  • zoom sur les impacts sanitaires ou les actions engagées à différentes échelles (agricoles,
  • communales ou à proximité des infrastructures telles que les voies ferrées ou navigables, les
  • autoroutes, etc.)

Comment lutter contre l’ambroisie ?

Un décret d’avril 2017 renforce la lutte contre l’ambroisie et détermine les mesures pour prévenir son apparition et lutter contre sa prolifération.

  • Les préfets de département arrêtent les mesures à mettre en oeuvre sur leur territoire en fonction du contexte local, et notamment du niveau de présence des ambroisies et du type de milieux infestés (sols agricoles, bords de route, zones de chantier, terrains de particuliers…) ;
  • Les collectivités territoriales peuvent participer à la mise en oeuvre des mesures définies par le préfet, notamment en désignant un ou plusieurs référents territoriaux dont le rôle est, en particulier, de repérer la présence de ces espèces, de prendre part à leur surveillance et d’informer les personnes concernées des mesures de lutte pouvant être appliquées sur leurs terrains ;
  • Chaque particulier ou chaque entreprise privée est susceptible d’être concerné pour mettre en oeuvre des mesures permettant de lutter contre cette infestation (arrachage de pieds d’ambroisie, etc.)

 

Pourquoi lutter contre l’ambroisie ?

Très envahissante, l’ambroisie est en pleine progression dans notre région (voir aussi carte ci-dessous).

Elle colonise tous les milieux et se propage essentiellement du fait des activités humaines : chantiers, déplacements de terre, de matériaux…

Le nombre de personnes sensibles croît en fonction de l’importance de l’exposition.

L’objectif de la lutte est donc de réduire l’exposition aux pollens par l’élimination de la plante.

L’ambroisie : une plante invasive et allergisante

L’ambroisie est une plante annuelle envahissante dont le pollen est à l’origine de fortes réactions allergiques.

L’allergie à l’ambroisie apparaît après plusieurs années d’exposition à son pollen.

Quelques grains de pollens par mètre cube d’air sont suffisants pour déclencher des manifestations allergiques : rhinites, conjonctivites, trachéites, avec, dans 50% des cas, l’apparition de l’asthme ou son aggravation.

En Auvergne-Rhône-Alpes, région française la plus touchée, la fréquence de l’allergie à l’ambroisie est estimée à 13%, atteignant 21% dans les zones les plus exposées.

A noter : le pic de pollinisation arrive en septembre.

 

Répartition de l’ambroisie en Bourgogne-Franche-Comté : vers une installation durable

Selon le Conservatoire Botanique National de Franche-Comté (CBNFC), l’ambroisie s’installe durablement en Franche-Comté : depuis l’Ain et la Saône-et-Loire, l’expansion de l’ambroisie est très active de « proche en proche » vers l’Est et le Nord. Des apparitions sporadiques sont également notées. En Bourgogne, les départements de la Nièvre et de la Saône-et-Loire sont les plus touchés.

 

La journée d’échanges se tient mardi 26 juin, de 9 heures à 12h30, Salle de conférences du CAVB (Confédération des Appellations et des Vignerons de Bourgogne) 132-134 route de Dijon, 21200 Beaune

 

Trois modes de signalement possibles 

 

Liens utiles

Pour apprendre à reconnaître l’ambroisie, en cas de doute sur l’identification d’une plante, consultez le site du Conservatoire Botanique National de Franche-Comté (CBNFC) http://conservatoire-botanique-fc.org/ ou celui de la délégation Bourgogne du CBN du Bassin Parisien délégation de Bourgogne  (CBNBP) http://cbnbp.mnhn.fr/cbnbp/delegation/bourgogne.jsp

Pour toute information sur la lutte, contacter la Fédération Régionale de Défense contre les Organismes Nuisibles (FREDON) de Franche-Comté : http://www.fredonfc.com et de Bourgogne http://www.fredon-bourgogne.com

Observatoire national des ambroisies : http://www.ambroisie.info

Mentions légales